vendredi 12 juillet 2019

Vitisphère : Les vins de Bordeaux mettent un vent au projet d’éoliennes

Le site « Vitisphère » a mis hier (11 juillet) en ligne un article sur la ferme opposition de la filière vitivinicole girondine au projet d’EDF R d’éoliennes industrielles dans le Blayais.

Nous avions déjà publié dans ce blog la lettre du Président du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux), Allan Sichel, à la Préfète de la Région Nouvelle-Aquitaine à ce sujet (cliquer ICI)


Nous reprenons ci-après des extraits de l’article de Vitisphère :


"... Comme les élus locaux et associations de protection de l’environnement, le vignoble bordelais s’oppose au projet d’établissement d’un parc éolien sur l’estuaire de la Gironde...



... Dans une lettre envoyée ce 24 juin à la préfecture de Gironde, Allan Sichel, le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), affirme la volonté des « vignobles prestigieux du Médoc et du Blayais » de préserver « une renommée reposant notamment sur un patrimoine paysager viticole exceptionnel ».
Avec des éoliennes hautes de 180 mètres (au bout des pâles), l’effet d’un mur blanc d’hélices serait catastrophique sur les touristes estime la filière bordelaise, misant sur l’œnotourisme (y compris fluvial). En l’état, ce projet engendrerait « un changement radical de vision paysagère de l'estuaire de la Gironde qui serait ainsi proposé en vis-à-vis des AOC communales du Médoc et de ses Grands Crus Classés, mais également depuis les vignobles du Blayais et du site UNESCO de la citadelle de Blaye » pointe Allan Sichel. Qui souligne qu’avec « la centrale nucléaire du Blayais […] la filière estime déjà payer un lourd tribut en termes d’image et d’économie, pour ne pas devoir subir une nouvelle atteinte avec ce projet éolien. »
... EDF R précise qu’« avec une capacité de 100 à 120 MW, le parc éolien du Blayais n’a bien évidemment pas vocation à remplacer la production de la centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis (4 tranches nucléaires d’une puissance de 900 MW chacune). ». Et le promoteur du projet d’égrener les avantages d’une implantation dans le Blayais : « il y a du vent*, le réseau électrique est déjà adapté [NDLA : avec la proximité de la centrale nucléaire], de l’espace et de la disponibilité foncière ».
« Et pour cause si le terrain est vierge et sauvage, c’est parce qu’il a été soigneusement préservé » s’emporte Jean-Loup Reverier, animateur de l’Association pour la Défense Des Marais de l’Estuaire (revendiquant 500 membres). Le militant s’oppose à cette implantation le long de l’estuaire, dont il rappelle les classements en zone Natura 2000 et zone de protection spéciale en raison de ses zones humides et de son couloir d’oiseaux migrateurs. « C’est une chose incroyable, la Ligue de Protection des Oiseaux et les fédérations de chasse sont côte à côte » souligne Jean-Loup Reverier...."

Vous pouvez lire l’article en entier sur le site de « Vitisphère » en cliquant ICI

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