lundi 8 juillet 2019

"J’assiste, impuissant, à un véritable désastre écologique." Un témoignage effrayant.


Cet article a été publié sur le site "Vents et Territoires" hier (7 juillet):

"Enquête de Sioux Berger, qui recueille des témoignages de riverains d'éoliennes.

« Je m’appelle Guy Le Provost, et je suis le maire de Montcornet. Ma commune se situe dans les Hauts de France. J’assiste, impuissant, à un véritable désastre écologique. Ici, les parcs éoliens fleurissent à tour de bras, c’est à un point où les habitants ne savent même pas combien il y en a. A 15 km à la ronde, on approche les 250 aérogénérateurs, et il s’en construit d’autres tous les jours.
Les parcs les plus anciens ont entre 12 et 15 ans, et plus il y en a, plus la population de Montcornet et ses environs est malade.

Ce sont principalement des cancers, des problèmes acouphènes, et des problèmes cérébraux.

Je suis d’ailleurs moi-même malade : en novembre 2018, je rentrais d’une réunion, et j’avais l’impression que je n’entendais plus d’une oreille. J’ai passé tous les examens ORL, scanners. Le verdict est tombé : surdité inexpliquée. On pourrait dire que c’est à cause de mon âge, j’ai 69 ans. Mais il est arrivé également le même incident de santé à une personne de la municipalité que je connais bien, et qui est bien plus jeune. Du jour au lendemain : surdité brutale.
L’un de mes amis proches, qui habite au croisement entre la route de Reims et de Laon, est atteint d’une tumeur au cerveau depuis 5 mois. Mais les gens se taisent. Ils ne se battent pas, car ils doivent avant tout se battre contre la maladie. Le quartier de Bellevue est sinistré, la rue Clémenceau également. A cet endroit, on compte de très nombreux malades, tous postérieurs à l’arrivée massive des éoliennes autour de nos villages. Même constat sur les communes de Chaourse et de Disy le gros : des cancers, des acouphènes, des problèmes de sommeil et de tachycardie.

A l’heure où je vous parle, je suis chez moi : je me penche à la fenêtre, et où que je me tourne, je suis cerné : éoliennes au Sud, à l’ouest, à l’est…le préfet est venu pour une inauguration sur notre commune. J’ai tenté de lui expliquer l’ampleur du désastre. Il m’a répondu qu’il essaierait de bloquer les demandes de permis de construire, mais pour combien de temps ? Les préfets ne restent pas en place bien longtemps, et les sommes d’argent sont si importantes qu’on s’arrange avec la réalité du terrain et la souffrance des habitants. Ici, une éolienne rapporte environ 5000 euros le mégawatt par an. Les nouvelles installées font environ 4 mégawatts, ce qui fait 9000 euros par éolienne, et certains propriétaires qui louent leur terrain aux promoteurs en possèdent 5 ou 6, voire plus. C’est une manne ! Et quand de l’argent est en jeu, la santé passe à la trappe.

Mais le jour où on cessera d’étouffer le lien qu’il y a entre les malades et les éoliennes, ces régions qui en ont tant accepté seront totalement sinistrées et désertées par les habitants. Ce sont des territoires entiers qui seront devenus inhabitables. » 


Après mes recherches sur la Loire Atlantique, les vaches malades, les câbles enterrés de Sainte-Pazanne, je poursuis donc mon enquête autour de Montcornet. Pourquoi Montcornet ? Parce qu’encore une fois, les animaux ont parlé avant les hommes. En effet, les nombreux témoignages des colombophiles m’ont interpellée. Lorsque je les ai interrogés, tous m’ont expliqué qu’ils perdaient des pigeons voyageurs depuis l’installation des éoliennes sur Montcornet, Chaourse, Dizy le Gros. Or, on sait que ces oiseaux se repèrent pour se diriger grâce aux champs électromagnétiques émis naturellement par les sols. Si ceux-ci sont modifiés, ils sont déboussolés.
Les champs électromagnétiques et les infrasons émis par plus de 200 éoliennes ne sont étudiés par aucun scientifique. Mais sur le terrain, les gens commencent à parler et à réagir.

Avec l’aide des villageois, j’ai poursuivi mon enquête sur le village de Dizy-le -Gros. Chaque malade a accepté de rédiger un courrier. J’en publie ici quelques exemplaires. J’ai regroupé tous les malades recensés sur une carte afin que chacun réalise l’ampleur de ces témoignages. Nous avons à l’heure actuelle recueilli une centaine de courriers, mais ce n’est pas terminé. Toutes les pathologies sont postérieures à l’installation des parcs, et le village est situé à 500 ou 800 mètres des différentes éoliennes.

Voici les pathologies dont les riverains se plaignent :
- Acouphènes : surdité progressive ou partielle inexpliquée. Or l’impact sur le tympan des basses fréquences émises par les éoliennes ne sont pas prises en compte dans les études.
- Insomnies, surexcitation ou fatigue, tachycardie, problèmes cardiaques : certaines basses fréquences (autour de 30 Hz) interfèreraient avec les ondes "Beta" cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété.
- Cancers : Les infrasons ne provoquent pas directement de cancer mais facilitent le développement de cellules malignes "dormantes" ou accélèrent un cancer existant. Il n'y a à priori pas de cancer type : la chaîne d'interaction est l'infrason qui augmente le stress oxydatif et provoque la sécrétion de cortisol (immunosuppresseur comme d'autres catécholamines), ce qui facilite le développement des structures malignes...
Le puzzle se poursuit : à proximité des parcs éoliens, des vaches sont malades en Auvergne, en Loire Atlantique. Non, ce ne sont pas des « cas isolés ». Et lorsqu’on constate des pathologies identiques sur des villages entiers, on sourit quand on entend parler d’effet « nocebo ». Les pigeons qui disparaissent et les vaches qui se meurent demandent aux pouvoirs publics d’écouter les humains qui souffrent."

Voir l'article sur le site "Vents et Territoires" en cliquant ICI



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