mercredi 6 mars 2019

L’Europe et le carbone


Nous reprenons ci-après un article de Jean-Pierre Riou paru dans European Scientist le 4 mars dernier et repris sur le blog  de l’association “Le Mont-Champot”.
… Des trois règles (voir ci-dessous) pour garantir l’efficacité d’une taxe carbone, la France n’en a suivi AUCUNE (à la différence de la Suède)…


Bilan d’étape comparé des taxes et systèmes d’échange de quotas carbone, visant à mettre en lumière les atouts de la taxe, mais aussi le désastre de ses dérives et du dogme qui la sous-tend.
Les 3 fautes de la taxe française
Les économistes s’accordent généralement pour considérer la taxe carbone comme le meilleur moyen de réduire les émissions de CO2 sans pour autant affecter la croissance.
L’exemple de la Suède leur donne raison.
En effet, la mise en place de sa taxe carbone, actuellement la plus élevée au monde, n’a pas entravé 60% de croissance économique dans le même temps que 25% de réduction des émissions de CO2.
D’autant qu’à l’instauration de cette taxe, en 1991, le parc électrique suédois était déjà décarboné.
Trois règles sont notamment considérées nécessaires pour lui permettre une telle efficacité :
    1.         La transparence et la pédagogie de sa mise en œuvre
    2.         La redistribution de ses recettes
    3.         L’interdiction de subventionner des énergies de remplacement

Pour n’en avoir respecté aucune, la taxe carbone française aura réussi à mettre durablement les Gilets Jaunes dans la rue, tandis que les objectifs climatiques s’éloignent de notre portée.
Car cette taxe s’est caractérisée par une « pédagogie du catimini », une carence de redistribution et un détournement dogmatique de son affectation qui en corrompt l’efficacité.

L’absence de pédagogie
Cette taxe sur la composante carbone des combustibles fossiles a été instaurée en 2014, sous le nom de « Contribution climat énergie » (CCE).

Lire la suite dans European Scientist en cliquant ICI

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