vendredi 15 mars 2019

La Charente-Maritime invitée à voter un moratoire sur l’éolien de deux ans



Fabien Paillot, dans un article du Figaro de ce 15 mars 19, évoque l’intention du président du conseil départemental de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, de soumettre la semaine prochaine au vote de son assemblée un moratoire sur l'éolien de deux ans.
Extraits :
« Il réclame au préfet de «surseoir à toute implantation de nouvelle éolienne, tant que nous n'aurons pas établi notre schéma de développement durable et des orientations claires».
Ce vote n'a rien de contraignant pour l'État et se veut avant tout symbolique. Mais l'ancien ministre entend bien peser face au «lobby de l'éolien». «Nous assistons à la montée en puissance de nombreux projets. Cela entraîne une colère des habitants, un mécontentement que l'on retrouve dans le grand débat national. Ici, les réunions locales se transforment souvent en débats contre les éoliennes», affirme Bussereau. L'élu divers droite ne se dit «pas hostile à l'éolien mais à ses excès et à l'afflux de dossiers». En octobre, il avait déjà conduit le département à créer un observatoire de l'éolien, susceptible de déposer des recours contentieux comme il en existe déjà dans d'autres régions comme celle des Hauts-de-France, présidée par l'ex-LR Xavier Bertrand.
« La Charente-Maritime compte une douzaine de parcs éoliens principalement répartis dans le nord du département. La production avoisine les 150 mégawatts. Plusieurs projets sont contestés, notamment ceux envisagés sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde. Dominique Bussereau, qui milite davantage pour l'énergie solaire, a fait de «la défense de nos paysages» la clé de voûte de son argumentaire. «La première industrie de Charente-Maritime, celle qui crée le plus d'emplois, c'est le tourisme, insiste-t-il régulièrement. Nous avons des impératifs environnementaux. Mais aussi des impératifs économiques.» Une position qui le conduit à dénoncer «les agissements sans foi ni loi des promoteurs de l'éolien qui font du forcing auprès des élus».

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