mardi 19 février 2019

Création d’une commission d’enquête sur la transition énergétique.



La FED nous communique l’information suivante:


"La commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale a voté mercredi 13 février en faveur de la création d’une commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique.
La proposition de résolution était présentée par le député de l’opposition LR (Les Républicains) Julien Aubert, qui a utilisé son droit de tirage (aucun amendement, pas de débat sur l’opportunité de l’enquête). 
La conférence des présidents doit désormais prendre acte de la création de cette commission d’enquête au périmètre très large.

La politique d’accélération du déploiement des énergies renouvelables sur notre sol depuis plus de dix ans appelle aujourd’hui la représentation nationale à dresser le bilan de l’efficacité économique, énergétique et environnementale, écrivent les députés dans la proposition de résolution. Ils estiment que d’une part, ni le Parlement, ni les Français n’ont une vision très claire de ce qui est exactement prélevé en taxes et quasi-taxes pour le financement de la transition énergétique et que, d’autre part, à l’autre bout du tuyau de la dépense, il n’y a aucune visibilité sur le coût de la transition, l’efficience de la dépense et l’impact sur la croissance économique. Le timing est parfait, a jugé Julien Aubert, faisant référence au Grand débat national. 

Parmi ses sujets de préoccupation, il a cité l’éolien et la possibilité de détournements de la transition énergétique. 

Il faut faire en sorte qu’on bâtisse une meilleure transition énergétique, plus efficace et moins chère, a-t-il dit."

Ruffec : l’association Eostress vent debout contre les éoliennes


Vents et Territoires reprend un article de Frédéric Sabouin, paru sur le Blog de Mediapart ce 19 février 2019.
L’auteur rend compte et commente une réunion publique organisée à Ruffec samedi 16 février par l’association Eostress avec pour objectif d’  « informer les Ruffecois sur le projet d’implantation de 5 éoliennes au nord de la forêt de Ruffec, impactant directement les communes des Adjots, Bernac et Taizé-Aizie. »
Extraits :
« Trop c’est trop », s’étrangle Yves de La Meslière, « si tous les projets sont acceptés, il y aura 340 éoliennes dans le nord Charente ».
… « J’étais favorable aux éoliennes, mais maintenant je trouve qu’il y en a trop. »
… « À l’issue de la présentation du projet, la salle a pu poser quelques questions, notamment au sujet du démantèlement promis au bout de vingt ans par les sociétés d’implantation d’éoliennes. « Elles promettent 50.000 €, c’est légal, mais on sait dès aujourd’hui que le coût réel du démantèlement sera bien au-delà de 450.000 €, jusqu'à 900.000 € pour les plus hautes » ajoute encore le président d’Eostress. « Des milliers de tonnes de bétons des socles resteront enfouis dans le sol des propriétaires des terrains. Où est l’écologie là dedans ? Je parlerai plutôt d’escrologie ».

Lire l’article du Blog de Mediapart en cliquant ICI 

Pour information de nos lecteurs, retrouvez la carte éditée par la DREAL des projets éoliens en Nouvelle-Aquitaine (août 18) en cliquant ICI

lundi 18 février 2019

« Sur l’éolien, le gouvernement doit moins écouter les lobbys et davantage les citoyens ! »

« Friends against wind » reprend une interview par Eugénie Bastié parue dans le Figaro du 8 février dernier :
« La religion éolienne prospère cupidement sur le désir de sauver la planète. »
Alexandre Gady, président de Sites & Monuments, une association aussi connue sous le nom de Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF).

Alexandre Gady est président de Sites & Monuments, une association aussi connue sous le nom de Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF).


 LE FIGARO. — La question des éoliennes semble ressurgir dans le grand débat, dont une section concerne la transition énergétique. Est-ce une bonne chose que les citoyens s’emparent du sujet ?
Alexandre GADY. — L’éolien étant aujourd’hui financé par une taxe assise sur l’essence, c’était inévitable. Mais les citoyens se sont en réalité emparés depuis plusieurs années de la question des aérogénérateurs industriels, dits « éoliennes ». Comme personne ne les écoute, ils n’ont eu d’autre choix que de combattre ces machines qui fabriquent beaucoup d’argent, mais peu d’électricité. Parmi les moyens utilisés, face à la surdité des élus et des administrations, ils ont multiplié les recours en justice, et les associations avec eux. Comme dans bien d’autres domaines de notre vie publique, il est grand temps que les responsables politiques cessent de tenir à distance les Français de ce qui constitue leur environnement, ce bien commun qui est aussi la richesse des pauvres. C’est d’ailleurs l’esprit de la charte d’Aarhus (convention sur la démocratie environnementale signée en 1998 par 39 États, NDLR), dont les principes sont entrés dans notre constitution.

Le gouvernement a annoncé sa volonté de doubler la capacité éolienne de la France d’ici à 2030. Cette annonce vous paraît-elle raisonnable ?
Elle est désespérante, puisque tout le monde sait maintenant que ces aérogénérateurs ne fonctionnent pas : l’intermittence de ce type de production appelle forcément un complément, donc le relais d’une énergie fossile. On accélère dans une mauvaise direction avec une fausse solution ! C’est sans doute bon pour les lobbys éoliens et l’affichage « vert » du gouvernement (l’effet « totem »), mais pas pour les citoyens qui ont la malchance d’habiter à côté des aérogénérateurs, ni pour les paysages, qui font la beauté de ce pays et attirent des millions de visiteurs. Le business éolien doit cesser !

Parlez-nous des décrets Lecornu et Rugy. En quoi changent-ils la donne en matière d’éolien terrestre ?
Le premier, du 29 novembre 2018, s’inscrit en fait dans une tendance à l’œuvre depuis dix ans : face aux nombreux recours, les politiques n’ont pas cessé de changer les règles du jeu pour simplifier les procédures et rendre toujours plus difficile l’action des opposants. Au lieu de s’interroger sur la raison de ces recours, qui sont coûteux et difficiles pour les citoyens, ils ont travaillé à satisfaire les lobbys éoliens qui réclamaient des « facilités » de plus en plus exorbitantes. Le décret Lecornu supprime ainsi notamment un degré de juridiction, renvoyant tout le monde devant les cours administratives d’appel, juridiction onéreuse, sans bénéficier de l’analyse (parfois définitive) du tribunal administratif. Au fond, on s’étonne presque de cette pudeur : pourquoi ne pas supprimer le principe même du recours lui-même, ce qui nous permettrait de nous aligner avec le droit nord-coréen ou vénézuélien ? Tout cela serait comique si ce n’était pas grave, car le droit a pour fonction de solder pacifiquement les conflits. Le second décret, signé le 24 décembre 2018, ex­périmente en Bretagne et dans les Hauts-de-France le remplacement de l’enquête publique éolienne, basée sur l’indépendance des commissaires-enquêteurs, par une participation du public sur Internet, dont la synthèse sera confiée aux préfectures. Pourtant, les avis des commissaires-enquêteurs réservaient de belles surprises ! Dernièrement, l’un d’entre eux a émis un avis négatif sur l’encerclement éolien du château breton de la Bourbansais. Que diront ­désormais les services de la ­préfecture d’Ille-et-Vilaine soumis à l’objectif du doublement de notre capacité éolienne ? Sites & Monuments vient naturellement d’intenter un recours en annulation de ces décrets devant le Conseil d’État.

Les décrets de novembre et décembre 2018 ont été précédés par deux consultations publiques. Respectivement 95 % et 93 % des contributions leur ont été défavorables. Le gouvernement n’écoute pas les Français ?
En France, démocratie parfois immature, une consultation est en fait une information délivrée au bon peuple, qu’on écoute d’une oreille distraite pour se donner bonne conscience : mais quand le résultat ne va pas dans le sens souhaité, alors il est nul et non avenu. Les associations vivent ça quotidiennement. Sur ce plan, le gouvernement actuel n’est hélas pas différent de ceux du vieux monde…

Que demandez-vous au gouvernement ?
D’écouter moins les lobbys et plus les citoyens, d’être moins idéologue et plus pragmatique. L’objectif est de sauver le climat ? Prenons des mesures appropriées ! Avec de très nombreuses autres associations, Sites & Monuments réclame depuis des années un moratoire sur les « éoliennes » : arrêt des chantiers et des projets en cours ; évaluation de ce qui a été réalisé en termes de performance, de coûts réels pour les finances publiques et l’attractivité de notre pays. Quand les véritables chiffres seront sur la table et librement débattus, la religion éolienne apparaîtra pour ce qu’elle est : une supercherie qui aura prospéré cupidement sur le désir de sauver la planète. J’observe avec inquiétude depuis trois mois qu’il a fallu toute cette violence, ces blessés parmi la police et les manifestants, ainsi que des dizaines de millions de dégâts pour que le président de la République commence à comprendre ce qui est à la base de notre contrat social : en démocratie, on ne dirige pas le peuple, on gouverne pour lui.
  • Pour voir l’article sur le site du Figaro, cliquer ICI
  • Pour voir l’article sur le site de « Friends against wind », cliquer ICI



Les technologies vertes sont-elles si écologiques ?


« Non, c’est en apparence qu’elles ne polluent pas...»
Par François Lenglet au 20 heures de TF1, le 10 février 2019.

L'association « Friends against wind » nous invite à partager cet entretien sur TF1.

Pour le voir, cliquer  ICI