mardi 5 février 2019

Recyclage très polluant et coûteux de 5700 éoliennes allemandes


Luc Lenoir, dans un article du Figaro du 29 janvier dernier, nous alerte sur le coût écologique et financier du démantèlement des milliers d’éoliennes arrivées en fin de course en Allemagne… Ce qui nous attend si nous poursuivons cette politique de « subventions à tout prix » pour des éoliennes dont on souhaite apparemment tripler le nombre en France !


Extraits de l’article de Luc Lenoir :
« Les Allemands ont-ils calculé toutes les conséquences de leur politique d'énergie renouvelable? Le pays, qui n’atteint pas ses objectifs de réduction d’émissions de CO2, pollue déjà plus que ses voisins européens, en raison de l’utilisation de centrales à charbon classiques.
… d’après la fédération allemande de l’énergie éolienne, plus d’un quart de la production terrestre va disparaître d’ici 2023. À la clé, un démantèlement massif, qui s’annonce particulièrement difficile et coûteux.
dès l’arrêt du subventionnement des éoliennes, leur intérêt économique devient inexistant. Une première solution consiste, comme c’est déjà le cas, à les revendre pour des projets publics dans des régions moins développées (Afrique, Maghreb, Europe de l’Est), mais d’ores et déjà, le nombre d’éoliennes d’occasion disponibles a excédé la demande et les débouchés possibles.
… Mais les pales sont faites de multiples couches de fibre de verre collées avec des résines de polyester, et sont très difficilement recyclables. Selon Véolia, qui mène actuellement des recherches sur le sujet, on peut s’attendre à 50 000 tonnes de pales d’éoliennes à recycler d’ici l’année prochaine.
… Le recyclage des pales n’est cependant pas la dernière difficulté financière — et écologique — à prévoir pour les industriels allemands du secteur. L’enlèvement complet des bases en béton des éoliennes peut rapidement coûter plusieurs centaines de milliers d’euros supplémentaires, une somme que la plupart des opérateurs n’ont pas intégrée à leur plan d’affaires.
… En fin de vie, l’opération d’enlèvement constitue un investissement écologique primordial, dans la mesure où les fondations traversent différentes strates géologiques, et peuvent perturber les aquifères du sous-sol, et leurs nappes phréatiques.
En dépit de ces impératifs, les premiers déplantages ont souvent donné lieu à des négociations entre sociétés et propriétaires fonciers pour n’enlever qu’une partie superficielle du béton. Le reste est ensuite recouvert de terre.
… En France, le code de l'environnement prévoit que la société d'exploitation d'une éolienne en fin de vie doit conduire la remise en état du site. Elle est tenue d'épargner une certaine somme sur la durée de vie du projet, mais celle-ci est souvent inférieure au coût d'un démantèlement dans les règles de l'art.
…»
Et ils continuent à nous parler d’énergie « Verte » !

Lire l’article de Luc Lenoir sur le Figaro en cliquant ICI

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