vendredi 8 février 2019

Pourquoi la ruée vers l’or de l’eau n’a pas encore eu lieu ?


L’association « Friends against Wind » relaie un article paru dans les Echos ce 6 février 2019 écrit par Édouard Tétreau, Associé-gérant de Mediafin. La conclusion de l’auteur :
« Le moment est venu, pour ceux qui ont la véritable écologie au coeur — non pas ce militantisme de l’homme et de l’environnement nouveaux, mais bien, étymologiquement, cette « science de la maison », de la terre que nous habitons — de s’investir dans le grand débat. Et de faire valoir une vision plus humaine, plus humaniste et plus respectueuse de notre terre. »
Extraits:

« C’est un des mystères français les plus intrigants de notre époque : alors que des milliers d’éoliennes fleurissent sur le territoire, des dizaines de milliers de moulins, barrages, retenues d’eau, lacs, écluses et biefs sont voués à la destruction administrative.
Dans un ouvrage aussi courageux que documenté (*), Pierre Dumont et Denis de Kergorlay détaillent ce naufrage annoncé qu’incarne le parc éolien terrestre français. 7.000 éoliennes, de plus en plus nombreuses (objectif 50.000 à horizon 2050) et de plus en plus grandes, font couler toujours plus de béton dans la terre ; massacrent nos paysages, constitutifs de notre patrimoine et de notre identité ; font la fortune d’une poignée de financiers, d’industriels et d’agriculteurs plus chanceux ou connectés qu’avisés.
Avec ces cornes d’abondance de béton et de métal mêlés, viennent leurs corollaires : la prévarication, la pollution des terres, la mise en danger de la faune animale, des oiseaux et des chauve-souris.
… et l’intermittence de cette énergie oblige à doter les éoliennes de moyens de production pilotables... émetteurs de CO2 !
… le jacobinisme bureaucratique, peu importe qu’il soit parisien ou bruxellois, s’impose à la connaissance et l’initiative locales.
Alors que se déploient sur tout le territoire ces verrues verticales polluantes, l’on a décidé, entre Paris et Bruxelles, qu’il fallait condamner à mort des milliers d’ouvrages, souvent centenaires et parfaitement intégrés au paysage, produisant une énergie alternative millénaire particulièrement compétitive : l’eau.
La France, avec 74 fleuves, 416 rivières, 1 714 canaux et 1 288 torrents, est dotée d’un gigantesque potentiel hydroélectrique. S’il existe un débat d’experts sur le chiffrage exact de ce potentiel (entre 10 000 et 40 000 mégawatts), l’Agence internationale de l’énergie (rapport 2017) l’évalue à 25 000 mégawatts, soit davantage que le potentiel des énergies fossiles ; cinq fois celui du solaire, trois fois celui de l’éolien. Et avec des installations, basses, qui se fondent naturellement dans nos paysages, respectant l’environnement, tout en stimulant l’activité et les centaines de milliers d’emplois de la filière BTP-construction. Des emplois non délocalisables, à la différence des productions de photovoltaïques et d’éoliennes, très loin du territoire français.
… Ce deux poids, deux mesures est révélateur. Pour les éoliennes, le pouvoir politique lève les obstacles et promeut une industrialisation des campagnes. Contre l’hydroélectricité, il s’érige en défenseur d’une vision dogmatique de l’écologie où la nature n’est belle que débarrassée de l’empreinte de l’homme, et tant pis si cette empreinte est là depuis des siècles…
 (*) « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé », Editions François Bourin, 2018.
Lire l’article des Echos en cliquant ICI
ou sur le site de « Friends against wind » ICI

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