vendredi 8 février 2019

Editorial et dossier de 5 articles sur l'éolien dans le Figaro de ce vendredi 8 février 2019

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Nous reprenons ci-dessous l’éditorial de Bertrand de Saint-Vincent. Les autres articles sont disponibles par internet aux abonnés du Figaro et bien sûr, en kiosque aujourd’hui. Nous en publierons des extraits dans les jours qui viennent sur ce blog.

Editorial de Bertrand de Saint-Vincent:
« Au départ, tout était simple: il y avait d'un côté les énergies noires - pétrole, charbon - qui polluaient allègrement la planète. Et leur allié, le nucléaire, qui menaçait de la faire sauter. De l'autre, les énergies vertes. Puisant leurs forces dans les éléments naturels, ces sources incarnaient un avenir radieux. C'est ainsi que naquirent les éoliennes, figures naïves d'un progrès porté par le vent, capable de réconcilier l'homme avec la nature. Comment ne pas souscrire à cette image d'Épinal dont la moindre des vertus n'est pas de transformer ses opposants en odieux passéistes, aux arguments d'une noirceur coupable?
Las, comme le souligne Oscar Wilde, «la vérité pure et simple est rarement pure et jamais simple». Certes, les sources d'énergie traditionnelles, outre le fait qu'elles sont sujettes à épuisement, ne sont pas sans défaut ni danger ; et il est justifié de songer à leur remplacement. Mais les éoliennes ne sont pas la solution miracle que l'on nous a vantée. Respectueux de l'environnement, ces pylônes de 200 mètres de haut, coulés dans le béton, qui dénaturent les sites historiques, défigurent les paysages, perturbent la faune? Écologiques, ces moulins dont des turbines à gaz doivent assurer le fonctionnement lorsque le vent vient à manquer? Économiques, ces mâts dont les pales ne tournent en moyenne que 23 % du temps et dont les coûts de production restent bien supérieurs à ceux du marché? Durables, ces machines dont l'exemple allemand montre qu'au bout d'une vingtaine d'années, elles sont devenues obsolètes et que leurs constructeurs rechignent à les recycler ou à les démonter?
L'illusion se dissipe. À l'heure où la prolifération des éoliennes est inscrite au programme, les Français veulent rouvrir le débat. Emmanuel Macron s'est engagé à les écouter. Le paradoxe, c'est - qu'en même temps - son gouvernement vient de décider par décret la suppression des enquêtes publiques, quasi systématiquement défavorables aux éoliennes. On va bientôt savoir si ses promesses ne sont que du vent.”

Les autres articles de cette édition du Figaro sont les suivants :

La contestation contre les éoliennes s'invite dans le grand débat
Comme pour les radars, l'«inacceptabilité sociale» est si élevée que certaines éoliennes sont dégradées. Citoyens et élus saisissent la balle des «gilets jaunes» au bond pour faire entendre leur colère.
C'est une multitude de vents contraires qui soufflent sur les éoliennes. Défenseurs du patrimoine, amis des oiseaux, protecteurs de l'environnement, anarchistes, zadistes, marins-pêcheurs, châtelains, parlementaires ou «gilets jaunes», des voix de plus en plus disparates s'élèvent contre ces gigantesques pylônes qui envahissent nos paysages........................
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Éoliennes: environ 8000 machines dans le pays, 15.000 d'ici à 2030
L'éolien poursuit sa croissance dynamique sur le territoire français pour produire de l'électricité de manière compétitive.
L'éolien, combien de divisions?
Aujourd'hui, quelque 8000 machines sont implantées sur le territoire, avec deux régions pilotes: les Hauts-de-France et le Grand Est. Pour grimper de 15,1 gigawatts (GW), installés à fin 2018, à 35 GW environ en 2028 (selon les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie [PPE]), ce sont 6000 à 7000 éoliennes supplémentaires qui devront être construites. Soit 15.000 au total dans l'Hexagone à l'orée des années 2030. Ces machines varieront en taille, les nouveaux équipements pouvant culminer jusqu'à 200 mètres de hauteur................
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Contentieux de l'éolien: comment la justice administrative s'adapte
Par Paule Gonzalès 
Mis à jour le 07/02/2019 à 18h23
 | Publié le 07/02/2019 à 18h17
Pour désengorger les tribunaux et gagner en délais, un échelon de juridiction est supprimé. Une évolution juridictionnelle qui a suscité un vif émoi chez les opposants des éoliennes.
Présentées comme l'avenir d'une industrie énergétique propre, les éoliennes sont surtout devenues l'objet d'un contentieux massif, qui encombre les juridictions administratives. Il est porté par les associations qui multiplient les recours et les cabinets d'avocats spécialisés qui ont fait émerger un filon du droit....................
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Éoliennes: le tabou du recyclage et du coût du démantèlement
Selon la Fédération environnement durable, les sommes et les structures prévues pour le démantèlement et le recyclage des matériaux éoliens sont largement insuffisantes.
C'est un énorme chantier, mais dont personne ne parle. Aujourd'hui, quelque 8000 éoliennes fonctionnent sur le territoire français. D'ici quelques années, de premières opérations de démantèlement vont être engagées, concernant plusieurs centaines de machines à moyen terme.................
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«Sur l'éolien, le gouvernement doit moins écouter les lobbys et davantage les citoyens!»
INTERVIEW - «Le business éolien doit cesser!», plaide Alexandre Gady, président de Sites & Monuments, une association aussi connue sous le nom de Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.
LE FIGARO. - La question des éoliennes semble ressurgir dans le grand débat, dont une section concerne la transition énergétique. Est-ce une bonne chose que les citoyens s'emparent du sujet? 
Alexandre GADY. - L'éolien étant aujourd'hui financé par une taxe assise sur l'essence, c'était inévitable. Mais les citoyens se sont en réalité emparés depuis plusieurs années de la question des aérogénérateurs industriels, dits «éoliennes». Comme personne ne les écoute, ils n'ont eu d'autre choix que de combattre ces machines qui fabriquent beaucoup d'argent, mais peu d'électricité. 
Parmi les moyens utilisés, face à la surdité des élus et des administrations, ils ont multiplié les recours en justice, et les associations avec eux. Comme dans bien d'autres domaines de notre vie publique, il est grand temps que les responsables politiques cessent de tenir à distance les Français de ce qui constitue leur environnement, ce bien commun qui est aussi la richesse des pauvres. C'est d'ailleurs l'esprit de la charte d'Aarhus (convention sur la démocratie environnementale signée en 1998 par 39 États, NDLR), dont les principes sont entrés dans notre constitution.................
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