vendredi 9 novembre 2018

Un projet éolien industriel dans le plus grand couloir migratoire d’Europe risque d’empêcher certains oiseaux migrateurs d’avoir accès à leurs escales, vitales pour se reposer et s’alimenter sur leur longue route de migration.


Dans son édition du 4 novembre 2018, Sud-Ouest a fait un portrait de M. Raphaël Musseau, ornithologue, fondateur et directeur de BioSphère Environnement, et qui a récemment reçu le Prix « Royan Atlantique » décerné par l'Académie de Saintonge au titre de ses travaux de recherche pour la conservation des écosystèmes littoraux estuariens.
Raphaël Musseau connaît le marais de l’estuaire de la Gironde comme personne, et surtout il en connaît les habitants et les visiteurs annuels que sont les oiseaux sédentaires et migrateurs.
Ce nantais d’origine a décidé en 2010 de venir s’installer avec sa famille dans cette belle région pour poursuivre ses travaux de recherche dans les marais de l’estuaire de la Gironde, tout en continuant d’assurer des séminaires d’enseignement à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne.

BioSphère Environnement est à l’origine du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) qui, du nord de la France au sud du Portugal, en intégrant le littoral marocain, permet la mutualisation des données scientifiques pour étudier la migration des oiseaux et en particulier la migration d’espèces menacées telles que le Phragmite aquatique (Acrocaphalus paludicola), voir : http://espacesite.pagesperso-orange.fr/raphael-musseau/musseau_et_al_alauda_2014.pdf.
Il va sans dire que le projet de parc éolien porté par EDF Renouvelable le long de l’estuaire de la Gironde, à savoir au cœur de l’un des plus importants couloirs de migration d’Europe, ne pouvait pas ne pas être évoqué lors de cet entretien avec notre lauréat… d’autant que ce dernier avait été justement chargé par le Président du Conseil départemental de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, de donner un avis scientifique sur ce projet.

Dans cet avis, Raphaël Musseau fait part de son inquiétude face au risque d'évitement des éoliennes par les oiseaux dans un rayon de 1 à 4 kilomètres. Cela implique des risques de pertes de possibilités d’accès aux escales migratoires situées dans ce rayon et dont les oiseaux ont besoin pour se reposer et s’alimenter, ce qui est particulièrement problématique pour certaines espèces spécialisées dans l’utilisation d’habitats très particuliers et plutôt rares en Europe comme les marais littoraux.
L’association DDME a rencontré Raphaël Musseau et il nous a communiqué l’avis qu’il a livré au Président du Département de la Charente-Maritime: Cliquer ICI.

- Pour consulter l’article dédié à Raphaël Musseau publié dans le journal Sud-Ouest du 4 novembre 2018, cliquer ICI.
- Pour consulter l’errata de cet article publié dans le journal Sud-Ouest du 6 novembre 2018, cliquer ICI.
- Pour consulter la page personnelle de Raphaël Musseau, cliquer ICI.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire