lundi 30 juillet 2018

L’éolien sur terre, c’est de la folie…


La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) aura comme conséquence le développement au forceps de l’électricité éolienne en France. Le débat public à ce sujet qui vient de se terminer a permis à de très nombreux ingénieurs et scientifiques connaissant bien la question, comme par exemple des membres des groupes «Energie» de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Technologies de dire ce qu’ils pensaient de la Loi sur la transition énergétique et la croissance verte, (LTECV)… mais seront-ils entendus ?
Lire l’article paru sur “Friends against Wind” écrit par Bernard Durand, géochimiste des combustibles fossiles, ex-directeur de la division Géologie-Géochimie de l'IFPEN et ex-directeur de l'ENS de Géologie ICI
Extraits :
L’électricité éolienne n’est pas renouvelable :
« … Contrairement à la croyance « populaire », si le vent est renouvelable, l’électricité éolienne ne l’est pas puisqu’elle ne peut être utilisée sans le soutien de centrales pilotables utilisant des énergies non renouvelables (principalement combustibles fossiles en Allemagne, et énergie nucléaire en France). La fin de ces énergies non renouvelables signifiera aussi la fin de l’éolien. Elle ne peut donc à elle seule, ni garantir la consommation d’électricité, ni la sécurité à long terme de l’approvisionnement électrique, que ce soit en France ou ailleurs en Europe… »
« … Le développement des électricités intermittentes est antisocial, car leur mécanisme de financement par des taxes sur la consommation d’électricité et maintenant sur celle de carburants appauvrit les pauvres pour enrichir les riches !... »
« … L’importance de la place qui est nécessaire à l’éolien pour produire des quantités significatives d’électricité fait que son développement entraînera l’inhabitabilité de surfaces très importantes, des conflits d’usages et d’intérêts croissants, des destructions de l’environnement et la défiguration des paysages ruraux de régions entières… »
« …Nos élus, préoccupés à juste titre par l’amélioration du quotidien de leurs administrés, sont motivés exclusivement par les subventions qui leur sont octroyées par les promoteurs, sans réaliser qu’ils entraînent ainsi notre pays dans une impasse, celle justement où vient de se fourvoyer l’Allemagne. Et les subventions en question sont en fait payées par leurs électeurs, qui commencent seulement à le réaliser… »
« … De plus, les 2/3 des sommes dépensées iront à l’étranger. Il n’y aura pratiquement pas d’emplois permanents en France, et même les installateurs viendront en majorité de l’étranger…. »
« … Tout cela contribuera à la déconsidération de l’action publique dans notre pays, mais aussi à élargir le fossé qui se crée actuellement en France entre les milieux politiques et les milieux scientifiques ! Mais surtout, persister dans cette voie, c’est dépenser des fortunes pour quelque chose qui ne sert à rien, dégrade l’environnement, et met en danger le système électrique français et européen, alors qu’il y a d’énormes besoins ailleurs ! Il est grand temps de se ressaisir ! »

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